Les origines du Débriefing

Le débriefing

Lorsque tous ces troubles persistent plusieurs jours, plusieurs semaines après l’événement, que cela devient invivable, que la vie est tellement perturbée que cela est insoutenable..

Le débriefing post-traumatique est une technique de prise en charge psychologique utilisée pour aider les personnes à faire face aux conséquences émotionnelles des événements traumatiques. Cette méthode a des origines relativement récentes et a évolué au fil du temps. Voici un aperçu de son histoire et de son développement. Origines : Années 1950-1960 : Les origines du débriefing post-traumatique remontent aux travaux du psychiatre Eric Lindemann, qui a étudié les réactions des survivants d'une tragédie, le bombardement de Cocoanut Grove à Boston en 1942. Il a constaté que de nombreuses victimes souffraient de troubles de stress post-traumatique (TSPT) et a mis en évidence l'importance de la communication et de l'expression des émotions pour la guérison. 1970s-1980s : Le débriefing post-traumatique en tant que méthode structurée a été développé dans les années 1970 et 1980 par des chercheurs et des professionnels de la santé mentale. Un des pionniers dans ce domaine est Jeffrey T. Mitchell, un psychologue qui a créé le modèle de "débriefing critique" pour aider les professionnels des services d'urgence à faire face aux traumatismes qu'ils rencontraient dans l'exercice de leurs fonctions. Développements ultérieurs : Débriefing critique : Le débriefing critique est l'un des premiers modèles de débriefing post-traumatique. Il s'adresse principalement aux professionnels exposés à des traumatismes, tels que les pompiers, les policiers et les travailleurs médicaux. Cette approche vise à favoriser l'expression des émotions, la résolution de problèmes et la réduction du stress post-traumatique. Débriefing psychologique : Le modèle de débriefing psychologique, également connu sous le nom de "débriefing de groupe", a été développé pour les survivants de catastrophes et d'événements traumatisants. Il consiste en des sessions de groupe au cours desquelles les participants partagent leurs expériences, leurs émotions et leurs réactions au traumatisme. L'objectif est de fournir un espace sûr pour l'expression des émotions et la réduction du stress. Remises en question et controverses : Au fil des années, le débriefing post-traumatique a suscité des débats et des controverses. Certains chercheurs ont remis en question son efficacité, soulignant qu'il pouvait potentiellement aggraver les symptômes de stress post-traumatique chez certaines personnes. Cela a conduit à une réévaluation de l'approche et à l'émergence de méthodes alternatives de prise en charge post-traumatique. Approches alternatives : Des approches alternatives, telles que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et l'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), ont gagné en popularité pour la prise en charge du stress post-traumatique. Ces méthodes sont plus individualisées et basées sur des preuves, ce qui les rend préférées par de nombreux professionnels de la santé mentale. En résumé, le débriefing post-traumatique a évolué depuis ses premières origines dans les années 1950-1960 pour devenir une technique utilisée pour aider les survivants et les professionnels exposés à des traumatismes. Cependant, son efficacité et son utilité ont été remises en question au fil du temps, ce qui a conduit au développement d'approches alternatives pour la prise en charge du stress post-traumatique.
Le débriefing est un protocole structuré qui permet de remettre de l’ordre entre l’émotionnel et le cognitif, afin d’intégrer l’événement traumatique en souvenir non traumatique.
Entre 2 et 3 séances peuvent suffire pour un débriefing. Cet accompagnement offre à la personne un cadre ou parler et qui lui permet d’apprendre à vivre avec ce qui s’est passé.

L'évèvement, le choc

Un évènement est constitué de faits, d’images, de sons, de paroles, d’actions, de sentiments, d’émotions, qui s’ordonnent sur le fil du temps, sur le fil de notre histoire…
Une fois clôturé, un évènement se ‘’range’’ automatiquement, dans un tiroir et de façon assez cohérente, pour que celui-ci puisse être fermé dans ce grand espace de stockage qu’est notre mémoire, parmi d’autres souvenirs…
Pour un évènement traumatique, c’est comme un choc violent donné à ce tiroir : tout est sans dessus dessous, c’est le chaos. Le tiroir reste ouvert et perturbe le fonctionnement normal et continue de la vie.
Un choc psychologique/traumatique désigne un événement inattendu, pendant lequel notre intégrité physique et ou psychique est menacée.
On peut vivre alors un état de stress, permanent, séquentiel, déclenché par des souvenirs, des lieux, des personnes…

Les symptômes observables

Ces états sont traduits corporellement par une augmentation du rythme cardiaque, les mains sont froides, moites, le visage est sans expression voir crispé, sans couleur.
On a alors envie d’oublier, on a envie de partir alors que la réunion n’est pas finie, la soirée est à peine commencée, on ne supporte plus l’habituellement supportable… on prend une cigarette, on s’isole, on s’alcoolise comme pour s’anesthésier et ne plus ressentir…
  • Hyper excitation : difficulté de concentration, de sommeil, irritabilité, agitation, angoisse décuplée alors qu’elle n’a pas lieu d’être…
  • Evitement de toute situation, lieu, personne qui peuvent rappeler l’évènement
  • Des souvenirs intrusifs, récurrents, qui viennent à tout moment, sans raison apparente, dans la journée par des flash back, la nuit avec des cauchemars, alors qu’on veut ”oublier”, ”passer à autre chose”…
  • Les émotions sont anesthésiées, on se fige, voir même quand il s’agit de joie, d’amour,